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Fin de vie digne : Promesse non tenue ?

mercredi 6 septembre 2023

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Voici un an Emmanuel Macron avait pris l’engagement de faire évoluer la loi pour une meilleure prise en compte du droit à mourir dans la dignité.
Une Convention citoyenne, réunie sur le sujet a majoritairement adopté le principe d’une aide active à mourir.
Un projet de loi a alors été promis « d’ici la fin de l’été ».
Le point sur le dossier...

Promesse non tenue ?
Le président de la République, en élevant Line Renaud au titre de grand-croix de la Légion d’honneur, le 2 septembre 2022, a salué le combat de l’actrice nonagénaire pour une fin de vie digne.
Il avait alors laissé entendre qu’il s’engagerait à faire évoluer la législation française pour une meilleure prise en compte du droit à mourir dans la dignité.

Un an après qu’en est-il ?
La Convention citoyenne réunie pour travailler sur ce sujet s’est très majoritairement prononcée en faveur de l’aide active à mourir en avril dernier.
Le président de la République a alors annoncé un projet de loi sur la question « d’ici à la fin de l’été ».
A quelques jours près, nous y sommes…
La ministre en charge du dossier, Agnès Firmin Le Bodo, favorable à une évolution de la législation dans le sens des conclusions de la Convention citoyenne, devrait remettre à Emmanuel Macron une proposition de rédaction pour le 21 septembre.
Le président devrait ensuite trancher, mais il semble beaucoup moins déterminé que l’an dernier à faire évoluer la loi ...

Les causes des réticences :
Un collectif de soignants revendiquant représenter 800 000 soignants a exprimé son opposition à l’aide à mourir dans un courrier adressé à l’Élysée.
Le nouveau ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, qui a bien d’autres problèmes à traiter, semble peu enclin à aborder ce sujet et à se confronter à cette opposition.
Sa collègue en charge du portefeuille des Solidarités ne fait pas du dossier de la fin de vie l’une de ses priorités.
Mme Firmin Le Bodo se trouve donc bien isolée pour faire avancer ses propositions.

Notre position :
La position de l’UNSA Retraités, reprise par l’UNSA au congrès de Dijon est claire :
« Il convient d’inscrire dans le droit français, le suicide assisté d’une part et l’euthanasie d’autre part.
Un cadre juridique rigoureux doit être finalisé pour permettre d’humaniser les circonstances de fin de vie. La loi devra rechercher la juste articulation des principes de liberté, de dignité, d’équité, de solidarité et d’autonomie. »

Cette position, nous la partageons avec les 25 organisations impliquées dans le Pacte progressiste Fin de vie, et nous sommes déterminés à agir pour une amélioration de la loi dans le sens des mandats que nous nous sommes donnés en janvier dernier.

La déclaration fondatrice du Pacte progressiste fin de vie, dont 25 organisations dont aujourd’hui signataires est en ligne ici :