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Pensions AGIRC ARRCO : une revalorisation très en deçà de l’évolution des prix.

mercredi 14 octobre 2026

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Le 14 octobre était la date de la négociation sur revalorisation annuelle des pensions de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO. Le résultat est décevant, très en dessous de l’inflation et l’année blanche débutée le 1er novembre 2025 va se clore sans la moindre perspective de rattrapage.
Combinée aux mesures contenues dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale, cette « revalorisation » de 1,4% acte de fait un recul significatif du pouvoir d’achat des retraités.

Une revalorisation très insuffisante :
Avec une inflation estimée à 2 % lorsque les bases de la négociation ont été amorcée, le point médian estimé pour la revalorisation était fixé à 1,6%.

Selon les règles définies par l’Agirc-Arrco, la négociation s’ouvre autour d’un taux de revalorisation fixé à 0,4% au-dessous de l’inflation constatée, avec la possibilité d’ajuster la revalorisation jusqu’à 0,4% de moins (borne basse) ou 0,4% de plus (borne haute), sans dépasser le taux de progression du salaire mensuel de base (SMB).
Il était donc possible de caler la revalorisation entre 1,2% (fourchette basse) et 1,9% (progression du SMB).
La revalorisation adoptée, +1,4%, est seulement de 0,2% supérieure à la fourchette basse.

L’UNSA ne disposant pas encore de la représentativité dans le secteur privé, n’est pas partie prenante de la négociation AGIRC-ARRCO. La CGT et la CGC se sont opposées à cet accord, les autres organisations gestionnaires l’ont validé.

Une baisse significative du pouvoir d’achat à prévoir pour l’année 2027 :
L’inflation a été mesurée à 3% fin février (plus que les 2% retenus pour la négociation, avec des poussées très forte sur des postes de dépenses qui impacte fortement les retraités : l’énergie, + 21%, les complémentaires santé, + 7,4%, les Ehpad : + 4%, les produits alimentaires frais : 9,9%...
Si à cette sous-indexation vient s’ajouter la sous-indexation annoncée des retraites de base, les temps vont devenir encore plus difficiles pour les retraités.
Sur 550 retraités, interrogés dans notre enquête Baromètres UNSA des retraités, qui perçoivent des pensions inférieures à 2000 €, un tiers déclare avoir des difficultés à assumer ses dépenses alimentaires, 46% disent avoir du mal à se chauffer, 40% des difficultés pour payer leur loyer ou entretenir leur logement et sept sur dix déclarent disposer de revenus insuffisants pour s’offrir des voyages ou des loisirs. Mais, nous dit-on, « avec 2000 euros on vit correctement ! »

La politique d’austérité imposée depuis deux ans par le Medef, d’abord par le gel de novembre 2025, puis par la sous-indexation qui prendra effet au 1er novembre 2026 va entraîner un appauvrissement des 14 millions de retraités assujettis au régime complémentaire AGIRC-ARRCO.
L’UNSA Retraités dénonce cette situation. Elle proteste contre cette sous-revalorisation et contre l’absence de toute mesure de rattrapage du gel imposé en 2025.Il n’est pas acceptable qu’en l’absence d’accord entre partenaires sociaux, les pensions puissent rester gelées. Le désaccord ne doit jamais se traduire par une absence totale de revalorisation, dont les retraités sont les premières victimes. Ce sont donc les règles de gouvernance du régime complémentaire qu’il faut réviser pour qu’en cas d’absence d’accord, le gel des pensions soit imposé.

Lire : L’analyse et la position de l’UNSA