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1er mai, plus que jamais le défendre !

lundi 20 avril 2026

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Le 1er mai est un symbole fort des conquêtes sociales du mouvement ouvrier et syndical. Il est historiquement lié aux luttes pour la réduction du temps de travail, tant au plan international que dans l’histoire du mouvement syndical français.
La remise en cause de ce jour férié chômé et payé constituerait une atteinte grave à l’un des conquis sociaux les plus symboliques du siècle écoulé.

Le 1er mai trouve son origine dans les luttes pour la journée de 8 heures engagées par le mouvement ouvrier dès 1886 aux États-Unis. En France, son histoire est tragiquement marquée par la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891, qui fit neuf morts (dont deux enfants) et trente-cinq blessés parmi les manifestants qui revendiquaient aussi la journée de huit heures.

En France, le premier mai, journée revendicative traditionnelle pendant la première moitié du XXe siècle est devenu un jour férié chômé et payé pour tous les salariés en 1948.

C’est ce droit à une journée chômée et rémunérée que le gouvernement et les parlementaires qui le soutiennent ont tenté de remettre en cause par une manœuvre politicienne douteuse, au nom de la liberté du travail.

La détermination des organisations syndicales, et la menace d’une censure du gouvernement ont eu raison de ce projet néfaste.

Le ministre du Travail et des Solidarités a confirmé, lundi 13 avril, qu’aucune commission mixte paritaire ne serait convoquée pour accélérer le vote du projet de loi sur le travail le 1er mai. L’UNSA a pris acte de cette décision qui préserve le caractère singulier de cette journée, symbole des luttes sociales et des conquêtes des travailleurs.

Pour autant, une brèche a été ouverte avec l’autorisation pour les entreprises artisanales, relevant de la boulangerie et des fleuristes, d’employer des salariés volontaires payés double le 1er mai. L’évocation de la liberté du salarié et de l’appel à son volontariat relèvent de l’escroquerie rhétorique, le rapport entre le salarié et son employeur étant un rapport de sujétion, même chez les artisans. Seul le cadre de la législation du travail met l’employé à l’abri des pressions de son employeur. Et bien sûr, au nom de l’égalité de traitement, d’autres branches professionnelles n’ont pas manqué de réclamer l’extension de « ce droit » à leur secteur.

Si malgré les fortes pressions, le caractère spécifique de la journée du 1er mai est préservé pour 2026, la vigilance s’impose, car cet acquis symbolique reste menacé. Retraités, nous portons la mémoire du mouvement syndical, et au même titre que les actifs, attachés à la symbolique de la fête du travail. Une bonne raison de manifester, à l’appel de l’UNSA, pour le respect du 1er mai, jour férié et chômé, ainsi que pour les droits des salariés, actifs ou retraités, 78 ans après son instauration par le gouvernement comme fête officielle du travail.