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Doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires : inacceptable pour l’UNSA Retraités !

jeudi 23 juillet 2026

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La Ministre de la santé, Stéphanie Rist, a annoncé le 23 juillet le doublement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires dès cet été, sans même attendre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2027.
Cette annonce brutale survient en plein cœur de l’été. Elle pourrait conduire à récupérer dans la poche des malades environ 750 millions d’euros pour compenser une partie du déficit de l’Assurance maladie.

Le doublement annoncé des franchises médicales et des participations forfaitaires
Actuellement, les franchises médicales (médicaments, actes paramédicaux, transports sanitaires) et participations forfaitaires (consultations et actes réalisés par un médecin, examens radiologiques, analyses médicales), sont plafonnées chacune à 50 € par an et par patient (soit 100 € au total). Avec le doublement, ce maximum passera donc à 200 €.
Les plafonds journaliers ne devraient pas évoluer (4 € pour les actes paramédicaux, 8 € pour les transports, 8 € pour les participations forfaitaires), mais les « gros consommateurs » de soins, c’est-à-dire les malades chroniques, les personnes en situation de handicap, et parmi tous ces usagers de l’Assurance maladie, bien évidemment, nombre de personnes âgées, seront les plus pénalisées en voyant le montant annuel des franchises médicales et participations forfaitaires doubler.

Pour l’UNSA Retraités cette proposition est inacceptable !

Une mesure qui alourdit les restes à charge et les dépenses de santé pour les malades
Cette mesure intervient à peine deux ans après le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires décidé en 2024. Or, les premiers constats sont sans appel. Selon la DREES, après cette mesure, le reste à charge moyen des assurés est passé de 276 € à 292 € par an. De son côté, France Assos Santé signale que les personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap supportent déjà près de 2 000 € de dépenses de santé annuelles restant à leur charge.

Maintenir le principe de solidarité
Ce sont les plus malades et les plus fragiles qui sont les premiers impactés, et cette nouvelle mesure aggravera encore leur situation de précarité face à la maladie, entraînant pour certains un risque de renoncement aux soins ! Différer les traitement conduit irrémédiablement à une aggravation des pathologies dont la prise en charge tardive conduit au final à un renchérissement des coûts pour l’Assurance maladie. Une belle façon pour le gouvernement de se tirer une balle dans le pied, mais en aucun cas de répondre aux besoins de l’Assurance maladie.

L’Assurance maladie a besoin d’être fiancée mais faire reposer l’effort sur les malades, c’est rompre avec le principe de solidarité fondateur de la Sécurité sociale, et considérer les malades non comme des usagers du système de santé public bénéficiaires de droits, mais comme des consommateurs de soins.

D’autres voies pour redresser les comptes de l’Assurance maladie
Il faut redresser les comptes de l’Assurance maladie, c’est une nécessité, mais d’autres voies sont possibles :

  • Améliorer la pertinence et la qualité des soins, renforcer les politiques de prévention,
  • Lutter contre les actes inutiles,
  • Revoir le financement de la protection sociale sur des bases plus justes et plus solidaires,
  • Conditionner les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs à des objectifs économiques, sociaux et environnementaux, ou encore mobiliser davantage la fiscalité sur les produits dont la consommation nuit à la santé.
  • Mobiliser davantage la fiscalité sur les produits dont la consommation nuit à la santé.

Avec l’UNSA, l’UNSA Retraités exige le retrait immédiat du doublement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires.

Pour en savoir plus lire : Le communiqué de presse de l’UNSA