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Nouveau transfert de charge de l’Assurance Maladie Obligatoire vers les Complémentaires santé : encore un mauvais coup contre les assurés sociaux et les malades !

vendredi 24 juillet 2026

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Après l’annonce du doublement des plafonds annuels de franchises médicales et des forfaits le 23 juillet, le gouvernement annonce une baisse de diverses prises en charges concernant certains médicaments, les dispositifs médicaux, les soins dentaires, les transports médicalisés par l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), avec transfert vers les Assurances Maladies Complémentaires (AMC), et donc vers les cotisations complémentaires santé acquittées par les usagers.
Sur le front de la protection sociale, l’été 2026, c’est l’été de tous les dangers !

Décidément, le gouvernement a fait le choix de faire payer aux malades le déficit de l’Assurance Maladie.
Les annonces faites le 24 juillet laissent prévoir un transfert des remboursements aujourd’hui pris en charge par l’Assurance Maladie vers les Complémentaires santé pour montant estimé de 1,4 milliard d’euros, voire plus selon l’estimation de la Mutualité Française.

Quelles baisses de remboursement ?

Dans le détail, la prise en charge de l’AMO sur les médicaments à service médical rendu faible (comme le Gaviscon ou la Bétadine) passera de 15% actuellement à 5%, et ceux à service médical rendu modéré (comme le Doliprane ou la Ventoline) de 30% à 15%.
La part prise en charge par l’AMO diminuera de 60% à 50% pour les dispositifs médicaux, de même pour les consultations de chirurgiens-dentistes, et de 55% à 50 % pour les transports sanitaires.
Ces mesures devraient prendre effet en janvier 2027.

Une augmentation inévitable des cotisations de complémentaires santé
La baisse de 1,4 milliards des remboursements sera intégralement répercutée sur les Assurances Maladie Complémentaires (AMC).
« Les mesures paramétriques annoncées reposant principalement sur des transferts de charges et une hausse de la contribution des ménages ne permettront pas de répartir équitablement les efforts attendus par le Gouvernement, ce que l’on ne peut que regretter pour les assurés sociaux en général et nos adhérents en particulier », a réagi Eric Chenut, président de la Mutualité Française.
Nous ne pouvons que partager cet avis.
Les assurés sociaux sont mis deux fois à contribution en deux jours, d’abord directement par le relèvement des plafonds des forfaits et franchises médicales, ensuite par ce transfert de charge vers les complémentaires santé.

Rappelons que pour les retraités qui en assument la charge intégrale, le coût des complémentaires santé pèse de plus en plus lourd sur leur budget. Les cotisations ont connu ces dernières années des augmentations particulièrement élevées et ces nouvelles annonces vont entraîner mécaniquement une nouvelle majoration.
Les arbitrages pour les retraités seront simples : payer plus pour une même garantie de prise en charge des soins, ou renoncer aux augmentations en prenant des assurances moins protectrices, avec le risque d’une prise en charge moindre et un reste à charge plus lourd.
Cette perspective est inacceptable !

L’avis de l’UNSA Retraités

Pour l’UNSA Retraités, les annonces en rafale du gouvernement traduisent une incapacité à réfléchir à une rénovation profonde du financement de l’Assurance Maladie. Faire payer toujours plus les assurés sociaux pour compenser le déficit de la Sécurité sociale, ce n’est pas sauver notre système de protection sociale, c’est progressivement le réduire et tendre de plus en plus vers une logique de système assurantiel privé que seuls les plus aisés pourront se payer.
80 ans après la fondation de la Sécurité sociale, c’est sa mort annoncée qui se profile si l’on ne change pas de cap.
L’UNSA Retraités s’oppose résolument à cette série de mesures qui augmente les restes à charge, les cotisations complémentaires des assurés sociaux, altère les solidarités face à la maladie et remet en cause l’accès aux soins pour les plus modestes.

Pour aller plus loin : Le communiqué de l’UNSA