Accueil > Actualité > Fonction Publique : pour un budget de l’action sociale conforme aux besoins (…)
Fonction Publique : pour un budget de l’action sociale conforme aux besoins des agents, actifs ou retraités.
mardi 3 février 2026
◷ Lecture 3 min
Le budget 2025 de l’action sociale interministérielle (ASI) a été quasiment intégralement consommé. Les années précédentes, il était largement sous-utilisé. Sous cette réalité à première vue positive se cachent des renoncements liés au manque d’information et une sous-estimation de la réalité des besoins liés au vieillissement.
L’Action Sociale Interministérielle (ASI) assure des prestations sociales aux agents de l’État, actifs ou retraités.
Des budgets presque intégralement consommés en2025
Alors que les budgets alloués à l’ASI étaient notoirement sous-consommés depuis plusieurs années, en 2025, le budget de l’ASI prévoyait 136 millions d’euros de dépenses, 129 millions ont été effectivement utilisés, soit 95 % de consommation effective.
Quelles aides pour les agents retraités ?
Depuis la suppression du droit au chèque vacances des retraités, la seule prestation sociale ouverte aux anciens agents de l’État est l’aide au maintien à domicile des retraités (AMD).
Cette prestation, accessible sous conditions de ressources, a consommé 12,5 millions d’euros au lieu des 9,5 millions prévus.
Faut-il penser que les services de l’Action Sociale Interministérielle ont été trop généreux ? Faut-il croire qu’en ces temps de disette d’argent public, des fonctionnaires étourdis ont laissé filer les budgets ?
A l’UNSA Retraités, on aurait plutôt tendance à penser que les besoins, réels, ont été sous-évalués. Le mur démographique du vieillissement n’épargne pas non plus les agents publics retraités, et la qualité de fonctionnaire ne vaccine pas contre la perte d’autonomie, c’est sans doute regrettable, mais c’est ainsi.
Si les 12,5 millions d’euros ont été distribués, c’est que les besoins le justifiaient.
Des prestations sous-utilisées !
D’autres prestations ont été sous consommées, comme les prestations liées à la famille (Chèques-vacances, CESU garde d’enfants 0-6 ans, réservation de berceaux en crèches). 12 millions d’euros ont été économisés sur le dos des familles alors que ces prestations contribuent à l’égalité professionnelle hommes/femmes. Comme trop souvent, le manque d’information est cause de renoncement aux droits.
Déshabiller les familles pour abonder les crédits alloués à l’aide au maintien à domicile, telle est la lecture que pourraient de cette situation faire des esprits enclins à attiser les conflits de générations.
Pour l’UNSA Retraités, les besoins existent à tous les âges de la vie. Et la vocation de l’ASI est d’apporter des aides et des compensations aux plus fragiles d’entre nous, familles ou seniors.
Des moyens pour un budget d’action sociale à hauteur des besoins
C’est l’enveloppe globale qui doit être revue à la hausse pour répondre aux besoins de chacun et mettre un peu plus de lien social à disposition de ceux qui servent ou ont servi l’État, et sont confrontés à diverses formes de précarité.
N’oublions pas que les retraités du secteur privé bénéficient, grâce aux CARSAT ou aux prestations de l’AGIRC ARRCO, d’aides auxquelles les fonctionnaires retraités n’ont pas droit.
A l’UNSA Retraités, nous le revendiquons, l’Action Sociale Interministérielle doit disposer d’un budget à hauteur des besoins de tous les agents actifs ou retraités éligibles à ces aides sous conditions de ressources. Un budget qui permette de rétablir le droit au chèque vacances pour les anciens agents de l’État.
Pour aller plus loin,lire l’analyse de l’UNSA Fonction Publique
