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Inflation croissante, la conséquence directe de la guerre au Moyen Orient.
vendredi 28 août 2026
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Depuis le mois de Mars, les prix sont à nouveau orientés à la hausse. Si la crise inflationniste n’atteint pas les sommets de 2023, deux indices sont particulièrement affecté au mois d’août : les prix de l’énergie d’une part, conséquence de la guerre du Golfe, et les prix des produits frais, conséquence du dérèglement climatique et des canicules successives qui affectent notre pays.
Depuis le début de l’année 2026, les prix à la consommation sont durablement orientés à la hausse. Alors que l’Indice des prix à la consommation (IPC) avait atteint un point bas à 0.3% d’augmentation sur un an en janvier, il s’élèverait à 2.4% en août 2026, selon des données provisoires
Si la tendance est vérifiée, les prix de l’énergie auraient augmenté de 16.7% entre août 2025 et août 2026. Moment difficile pour les retraités ruraux qui ont un besoin quotidien de leur voiture, et plus encore, parmi eux pour ceux qui ont encore une chaudière au fuel.
Si, en observant de plus près l’augmentation des prix, on constate que la croissance de l’inflation repart de manière concomitante avec le début du conflit entre les USA et l’Iran.
(Nous avons établi notre graphique à partir des données provisoires de l’INSEE publiée le 28 août.)
Cette guerre a profité à certains, dont les compagnies pétrolières qui ont engrangé un surcroît de profits massif sur la même période, mais ce sont les consommateurs, et parmi eux les retraités, qui vont une fois de plus payer l’addition.
Les prix de l’alimentation restent contenus, mais il en va différemment pour les produits frais dont les prix s’emballent pour accuser une augmentation de 5,8% sur un an.
Cette fois c’est la sècheresse, ce sont les canicules qui ont affecté les récoltes et provoqué l’augmentation des prix.
Et le pire est à craindre l’hiver prochain avec une récolte de céréales et de pommes de terre médiocre, qui va entraîner un emballement des prix lors des négociations annuelles entre producteurs et grande distribution.
Pour les retraités modestes, manger des fruits frais en août s’apparente désormais à un luxe, dont il faut user avec modération, voire pour les plus modestes à un plaisir dont il faut se priver.
Pour mémoire, la retraite moyenne brute avoisine le SMIC brut (données 2024).
Il faudra faire les comptes précis début novembre, lorsqu’il faudra estimer le taux de revalorisation applicable à nos pensions, seraient d’autant plus inacceptable qu’il entraînerait une baisse importante du niveau de vie des retraités.
Pour aller plus loin, consultez le dossier de l’INSEE du 28 août

