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Intelligence artificielle : le cauchemar a déjà commencé

mercredi 17 juin 2026

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Depuis quelques années, l’UNSA se préoccupe de l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur l’emploi et sur les libertés individuelles. L’IA a considérablement gagné en puissance et son usage s’est développé au point de nourrir des inquiétudes au plus haut niveau des états, sur sa consommation de ressources, sur son impact sur les libertés individuelles et même sur la sécurité des nations.

Nous vivons une quatrième révolution industrielle numérique et robotique : celle l’Intelligence Artificielle. Couplée à la robotique, aux nanotechnologies, aux biotechnologies et aux sciences cognitives, l’IA regroupe l’ensemble des technologies algorithmiques rendant autonomes des machines et des programmes. Elle est déjà une réalité qui bouleverse la vie des êtres humains : interfaces humains-machines, véhicules autonomes, agents conversationnels, e-santé, etc.

L’intelligence artificielle s’impose à un grand nombre de salariés en créant, transformant et supprimant certains métiers, souvent parmi les plus qualifiés. En quelques années, l’usage de l’IA s’est considérablement élargi. Même à l’UNSA Retraités, nous utilisons l’IA pour illustrer nos communications et rédiger plus facilement des comptes-rendus de réunions.
La vigilance de l’UNSA porte sur l’emploi, sur l’utilisation des données personnelles, sur la gestion des ressources humaines et sur la capacité de l’Humain à rester maître des avancées technologiques, dans le respect de la vie privée.

Les développements récents de l’IA amènent cependant une menace beaucoup plus inquiétante, au point que la société Anthropic, créatrice de Claude, une des IA les plus populaires dans les entreprises, a lancé récemment un appel public à toutes les firmes d’IA pour freiner les développements. Elle indique que les systèmes d’IA avancent à une telle vitesse qu’ils pourraient bientôt se passer d’intervention humaine et exprime ses craintes sur le fait que la machine échappe à son créateur et se retourne contre lui.

Aux USA, l’administration Trump, pour des raisons de sécurité nationale, vient d’interdire les derniers modèles de Claude, l’IA d’Anthropic, aux non-Américains. Anthropic a donc suspendu, dans le monde entier, y compris aux USA, l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5, des modèles très puissants qui pourraient être utilisés pour contourner des protections, identifier des failles informatiques et conduire des cyberattaques d’une ampleur inédite.

À l’UNSA Retraités nous sommes conscients de la fragilité de nos sociétés face à ces développements technologiques, en particulier en Europe qui utilise les IA américaines, mais a pris du retard dans le développement de ses propres outils.
Avec l’UNSA, nous considérons que L’Union Européenne doit être garante des libertés individuelles et des droits fondamentaux, particulièrement heurtés par l’utilisation des outils numériques et de l’intelligence artificielle, qui posent des questions juridiques, politiques et éthiques. L’UE doit réglementer et réguler pour garantir la protection de la vie privée et la sécurité des données personnelles, notamment les données médicales, les droits de l’Homme, l’intérêt public, le bien commun, le bien-être social et environnemental.