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Journée mondiale contre le cancer : prévention, dépistage et prise en charge doivent être renforcés

vendredi 6 février 2026

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La journée mondiale contre le cancer pourrait être une journée thématique de plus parmi celles qui s’égrainent au fil du calendrier. Ce n’est pas une journée de trop, car elle souligne l’importance de développer une politique de prévention et de prise en charge du cancer.
L’UNSA Retraités livre ici son analyse et ses attentes.

Qu’est-ce que la journée internationale contre le cancer ?
La Journée mondiale contre le cancer 2026, célébrée le 4 février, est un moment clé de sensibilisation et de mobilisation internationale, coordonnée par l’Union internationale contre le cancer (UICC) et soutenue par des institutions nationales comme l’INCa. Elle a pour objet de renforcer la prise de conscience, la prévention et la prise en charge du cancer à l’échelle mondiale.

Où en est-on en France dans la lutte contre le cancer ?

Si les cancers les plus fréquents (sein, colorectal, prostate) bénéficient d’avancées importantes au plan thérapeutique, les cancers plus agressifs (pancréas, poumon à petites cellules, cerveau…) restent difficiles à traiter, ce qui renforce l’urgence de la recherche.
En 2023, on a recensé 433 000 nouveaux cas. En 2022, on a enregistré 164 000 décès causés par le cancer, soit le quart de l’ensemble des décès recensés en France cette année-là.
Ces chiffres suffisent à démontrer la nécessité de renforcer les stratégies de prévention , de dépistage et les moyens accordés au traitement de ces pathologies. On sait que les cancers les plus fréquents, dépistés très tôt, connaissent un taux de guérisons important.

Développer la prévention
La prévention reste le moyen le plus efficace pour réduire l’incidence des cancers et diminuer la mortalité liée à ces pathologies.
Encore faut-il avoir accès aux praticiens et aux services d’oncologie à même de pratiquer les dépistages. Rappelons-le, trop de seniors sont confrontés à la dure réalité des déserts médicaux et renoncent à consulter faute d’obtenir un rendez-vous, particulièrement auprès d’un médecin spécialiste. C’est le cas d’un tiers des retraités qui ont répondu à notre baromètre et parmi eux de 35% des retraités vivant en zone rurale. Pour les retraités les plus modestes, ce sont 80% qui ont rencontré des difficultés pour accéder aux services d’un médecin spécialiste.
Nous l’avons constaté dans plusieurs CDCA, la difficulté d’obtenir un rendez-vous chez un dermatologue peut être un facteur aggravant du développement des cancers dermatologiques. Un mélanome détecté trop tard peut avoir des conséquences catastrophiques.
De même, le dépistage totalement pris en charge, limité à 75 ans, est une règle qui ne tient pas compte du vieillissement de la population et qui est parfois mal vécue par les plus âgés.

Agir contre les pollutions
Nous vivons dans un monde où les pollutions liées aux usages techniques dans la vie courante, dans l’agro-alimentaire ou l’agriculture aggravent les risques de cancer. PFAS, hexane, glyphosate… et autres polluants envahissent notre quotidien et sont autant de facteurs cancérogènes.
On peut percevoir comme une véritable provocation à l’encontre des victimes du cancer la démarche du sénateur Duplomb qui a déposé, deux jours avant la journée internationale du cancer, une nouvelle version de sa loi visant à réintroduire deux insecticides néonicotinoïdes, l’acétamipride et le flupyradifurone, aujourd’hui interdits en France, dangereux pour l’environnement comme pour la santé.
L’interdiction des produits les plus polluants et dangereux pour la santé s’impose. Pour les autres produits potentiellement cancérogènes, une taxation fléchée vers le budget de la Sécurité sociale permettrait d’enrayer leur prolifération et de financer des campagnes de prévention, de dépistage, ainsi que des programmes de recherche médicale.

L’UNSA Retraités revendique le développement d’une action déterminée pour lutter contre le développement de toutes les formes de cancer. Elle revendique la mise en place d’une politique de prévention, de dépistages massifs, le soutien à la recherche médicale et une lutte opiniâtre contre les facteurs de développement de ces pathologies : malbouffe, aliments ultra-transformés, tabagisme, pollution chimique, usage d’intrants toxiques en agriculture…

Pour aller plus loin, lire la position de l’UNSA