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Prévention dans le domaine de la santé : en faire une cause prioritaire !
mercredi 16 septembre 2026
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Un rapport parlementaire produit par le député Isaac-Sibille met l’action sur la nécessité de développer une véritable politique de prévention. Ce rapport : « Construire un système national de prévention primordiale » pose le problème de la trop grande dispersion des actions engagées dans le domaine de la prévention, de la précarité des financements qui lui sont accordées et de l’absence de pilotage cohérent.
On le constate chaque jour, la santé de nos concitoyens se dégrade, les maladies chroniques se multiplient, la santé psychique pose problème, particulièrement chez les jeunes, mais aussi chez les plus âgés avec la croissance des maladies neurodégénératives. Les inégalités sociales entraînent, de fait, une inégalité dans l’accès aux soins, et au fil des ans, les comptes de la protection sociale s’orientent dans le rouge.
La nécessité d’une politique de prévention
A l’UNSA, l‘analyse est faite de longue date : il vaut mieux prévenir que guérir. En France, on est malade de la précarité, d’un environnement dégradé, de comportements addictifs croissants, de conditions de travail génératrices d’accidents et de maladies professionnelles, de la difficulté d’accès aux soins pour les populations les plus fragiles. Ce qui les contraint à consulter quand la maladie est installée, c’est à dire souvent trop tard. Dans 80% des cas, la prévention pourrait contribuer à améliorer largement l’état sanitaire de la population.
Un rapport qui va dans le bon sens
Le rapport Issac Sibille propose la création d’un ministère transversal « Une Seule Santé ». Ce dispositif permettrait un pilotage national cohérent pour replacer la prévention au cœur de notre système de santé. Il suggère des actions de prévention ciblées en privilégiant une approche d’« universalisme proportionné » pour que l’ensemble de la population puisse accéder aux programmes de prévention et de soins, tout en accordant une attention plus grande aux populations les plus exposées aux risques.
Plusieurs propositions recoupent celles qu’avance l’UNSA :
– Renforcement de la couverture vaccinale,
– Lutte contre le tabagisme,
– Mise en place d’une fiscalité dissuasive sur l’alcool,
– Généralisation du Nutri-score qui prendrait un caractère obligatoire,
– Mobilisation des complémentaires santé des dispositifs de solidarité pour la promotion des actions de prévention.
Cependant pour l’UNSA, il faudrait aller plus loin :
– En interdisant les dépassements d’honoraires sur les actes de prévention et de dépistage,
– En affectant davantage les taxes comportementales et environnementales au financement de la Sécurité sociale et de la prévention.
A l’UNSA Retraités nous ajoutons deux préoccupations qui concernent spécifiquement les seniors :
– La suppression des limites d’âges pour la prise en charge des examens de dépistage et des actes médicaux de prévention.
– Une plus grande cohérence dans la politique de prévention des chutes qui marque ses limites malgré la mise en place en 2022 du Plan Anti-chutes des Personnes Âgées.
Avec l’UNSA, à l’UNSA Retraités, nous pensons que la prévention doit devenir un pilier de notre modèle social, pour améliorer la santé de toutes et de tous, réduire les inégalités devant les aléas de la vie liés à la maladie et préserver durablement notre système de Sécurité sociale fondé sur la solidarité.
