Accueil > Autonomie > Coupe claire dans l’aide au maintien à domicile pour les retraités de la (…)

Coupe claire dans l’aide au maintien à domicile pour les retraités de la Fonction Publique

vendredi 13 mars 2026

◷ Lecture 3 min

En fonction de leurs revenus, les retraités de la Fonction Publique d’État pouvaient bénéficier sur demande d’une aide au maintien à domicile (AMD) financée par le budget de l’action sociale interministérielle (ASI).
En 2026, le budget de l’Action Sociale Interministérielle est en baisse de 18%. Les retraités de la Fonction Publique d’État, déjà victimes de la suppression du droit au chèque vacances, voient rogner la dernière prestation sociale qui leur était accessible, l’aide au maintien à domicile.

Qu’est ce que l’aide au maintien à domicile ?
L’aide apportée par l’État est une prise en charge financière partielle des frais de services à la personne supportés par le retraité pour l’aider à domicile.
Le plan d’aide proposé au retraité est notamment défini après une évaluation prenant en tenant compte de la situation de fragilité sociale du bénéficiaire appréciée au regard de ses conditions de vie, de son état de santé et de son isolement.
Les bénéficiaires peuvent en être des retraités de la Fonction Publique d’État ou d’anciens ouvriers de l’État.
Les actions ouvrant droit à la participation de l’État sont strictement définies, et doivent avoir été sollicitées auprès de la CNAV par l’évaluateur à la suite de sa visite au domicile du retraité.

L’aide apportée par l’état dépend du niveau de ressource du demandeur.
Jusqu’à 2025, l’aide était alloué jusqu’à 8 tranches de revenu :

Une restriction inacceptable des droits :
Le dernier Comité Interministérielle d’Action Sociale a annoncé la suppression des tranches de revenus 6, 7 et 8.
Pour bénéficier d’une aide (partielle) au maintien à domicile, il faudra désormais disposer d’un revenu limité à moins de 1484 € pour une personne seule et moins de 2322 € pour un couple.
Ne seront plus concernés que les retraités disposant au maximum de ressources correspondant à 115% du seuil de pauvreté !
Pour l’UNSA Fonction Publique, cela crée une inégalité de traitement entre retraités du régime général et retraités fonctionnaires de l’État.
Lire l’article de l’UNSA Fonction Publique

Pour l’UNSA Retraités, cette nouvelle régression de la politique d’action sociale à l’encontre des anciens agents de l’État est injuste, car elle induit une prise en charge moindre que celle dont bénéficient les retraités du régime général.
Elle va à l’encontre de l’intérêt général, à l’heure où 73% des usagers se préoccupent d’une insuffisante prise en charge de la perte d’autonomie, à l’heure où nous mesurons le mur démographique que représentent le vieillissement de la population et l’accroissement massif à court terme du nombre de personnes confrontées à la perte d’autonomie.

Sauf à considérer que le statut de fonctionnaire d’État immunise définitivement contre le risque dépendance, sauf à penser que les anciens agents de l’État en perte d’autonomie, ont leur place à l’Ehpad plus qu’à domicile, la politique d’action sociale du gouvernement choisit la voie du renoncement et de la régression face aux besoins générés par le souhait des personnes âgées de finir leur vie à domicile. C’est inacceptable !