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Lutte contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées : la Fédération 3977 mise sur la touche !

mardi 10 février 2026

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La Fédération 3977 contre les maltraitances gérait depuis 2014 une plateforme d’appels téléphoniques destinée aux personnes âgées et/ou en situation de handicap victimes de maltraitance.
A partir du 1er mars 2026, la fédération 3977 est dessaisie de ce service.
Explications :

Une expertise reconnue
La Fédération 3977 disposait d’une expertise reconnue dans la protection des personnes fragiles, âgées ou handicapées exposées à la maltraitance.
Les professionnels du secteur reconnaissaient la qualité de son réseau de 600 écoutants attentifs au recueil de la parole et à un accompagnement des victimes aussi efficace que respectueux des personnes.
Lors de son congrès de janvier 2023 l’UNSA Retraités exprimait son soutien à cette structure. « L’UNSA Retraités soutient la plate-forme nationale de lutte contre les maltraitances 39-77 et encourage l’implantation de ses centres dans tous les départements, » écrivions-nous dans la résolution adoptée par le 7e Congrès.
Rappelons que le risque de maltraitance est présenté comme un problème prioritaire par les plus modestes des retraités qui ont répondu à notre Baromètre : 44% de ceux qui ont moins de 1000 euros de pension et 38% de ceux qui ont une pension entre 1000 et 1400 €.

Un nouveau prestataire
A partir du 1er mars 2026, la Fédération 3977 ne sera plus en charge de la plateforme d’écoute nationale. C’est l’entreprise Qualisocial, moins coûteuse, qui a remporté l’appel d’offre concernant la gestion de cette plateforme.

Une approche éthique nécessaire pour le recueil de la parole et l’accompagnement.
La plateforme 3977 avait développé une approche spécifique du recueil de la parole et de l’accompagnement des victimes, étayée sur une charte éthique rigoureuse, respectueuse de la confidentialité, de l’anonymat et de la dignité des appelants.
Le recueil de la parole des victimes ne s’improvise pas, il faut accepter d’entendre des propos confus, parfois désordonnés pour saisir la détresse des personnes qui appellent à l’aide. Des propos culpabilisants, moralisateurs peuvent générer une « victimisation secondaire » par une mauvaise prise en compte de la détresse des appelants.

L’UNSA Retraités, avec ses militants investis dans les Conseils Départementaux de la Citoyenneté et de l’Autonomie, sera vigilante à l’évolution du service rendu par la plateforme d’appel et son nouveau gestionnaire. Elle s’emploiera à exiger le maintien d’un service de qualité, attentif aux personnes et assurant leur protection dans le respect de leurs choix, avec pour objectif de restaurer leur autonomie et leur pouvoir d’agir.

Pour aller plus loin :Le pont de vue de la Fédération 3977