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Les ballons d’essai du gouvernement : des pistes inacceptables pour les retraités !
lundi 24 août 2026
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L’été 2026 s’est avéré torride. Les annonces du gouvernement laissent prévoir un automne chaud concernant le débat budgétaire, si les ballons d’essai lancés tant par la ministre de la santé que par le ministre de l’économie, prennent réellement corps dans le projet de budget 2027 qui va être soumis au parlement. Une fois de plus, une fois de trop, les retraités sont ciblés comme constituant une charge trop lourde pour le budget de l’État soit à cause de leurs pensions, soit parce que leur état de santé en ferait de « gros consommateurs de soins ».
Le feuilleton estival des franchises médicales :
Après avoir annoncé le 23 juillet le doublement des franchises médicales, Stéphanie Rist, la ministre de la santé, avait reconnu le 20 août que la mesure était trop brutale. Elle avait alors évoqué une augmentation correspondant à l’évolution de l’inflation depuis la création des premières franchises médicales.
Le 24 août, elle annonce finalement que le gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. C’est plus que l’inflation, et pire, cela engagerait un principe dévastateur : l’indexation annuelle de l’évolution des forfaits sur l’inflation, ce qui accroîtrait le reste à charge des malades chroniques chaque année, parmi lesquels de nombreux retraités.
Inadmissible !
Désindexation des pensions, l’éternel retour.
On avait été prévenus par le 13e avis du Comité de Suivi des Retraites publié le 11 juillet : la désindexation des pensions était présentée comme la mesure indispensable pour le redressement des comptes de l’Assurance Vieillesse. On ne peut guère faire moins imaginatif : après Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu (qui l’avait prudemment abandonné pour éviter la censure de son budget), c’est Roland Lescure qui nous livre son opus pour 2027. Il s’agirait de geler les pensions des retraités les plus favorisés. Comprenez, dans l’esprit du ministre, ceux qui disposent d’une pension brute de plus de 3000 euros, soit environ 2500 € une fois retirés impôts et cotisations.
Mais problème, ces « riches » retraités ne sont pas si nombreux, à peine 8% du total des 17,5 millions de retraités soit environ 1,4 million de personnes. Et le gel de leurs pensions ne suffirait pas à obtenir les économies escomptées !
Il faudrait donc sous-indexer d’autres retraités plus modestes. Jusqu’à quel seuil ? ce n’est pas précisé.
Là aussi inadmissible !
Des retraités trop riches ?
Selon l’enquête de l’INSEE publiée en juin 2026, la pension moyenne des Français était de 31 % supérieure au seuil de pauvreté, la pension moyenne des femmes excédait seulement de 3.2 % ce même seuil (soit 43 euros de plus que le seuil de pauvreté).
En 10 ans, le taux de pauvreté chez les retraités est passé de 8.5 % à 10.4 % soit plus de 450 000 retraités qui ont basculé dans la pauvreté entre 2014 et 2024.
En 10 ans, les revenus des retraités mesurés en euros constants ont baissé de 5 à 8 % selon les catégories.
Dans le même temps les bénéfices des actionnaires du CAC 40 ont vu leurs profits s’accroître de 115 %, et sous le ciel radieux de l’hexagone, quelques 13 500 foyers fiscaux parmi les plus nantis (parmi les 0.1% les plus riches) n’acquittent aucun impôt sur le revenu.
Agissez avec l’UNSA Retraités : renseignez son Baromètre annuel.
Cette situation vous irrite, vous souhaitez exprimer votre avis sur les choix gouvernementaux. L’UNSA Retraités vous en offre la possibilité grâce à son troisième Baromètre UNSA des retraités dès le 7 septembre et jusqu’au 23 octobre. Vous pouvez décrire votre vie de retraité exprimer vos difficultés et donner votre avis sur les mesures qui pourraient être imposées aux retraités.
Grâce à vous, à vos réponses, nous pourrons peser davantage dans le débat budgétaire !
