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Sondage ADMD « Fin de vie », entendre enfin la volonté majoritaire des Français !
lundi 9 février 2026
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Alors que le Sénat avait remis en cause, en janvier dernier, le travail mené par l’Assemblée Nationale, l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) a fait réaliser un sondage par l’IFOP, les 28 et 29 janvier, sur le besoin d’une loi légalisant l’aide à mourir.
Les résultats sont explicites et désavouent totalement la posture des lobbies palliativistes.
Le sondage commandé par l’ADMD a été réalisé par l’IFOP les 28 et 29 janvier 2026 et rendu public le 9 févier.
Ses résultats sont explicites :
- 87% des personnes interrogées expriment leur accord avec la proposition suivante :
« Les malades en fin de vie devraient pouvoir choisir entre le recours à des soins palliatifs et une aide active à mourir encadrée par la loi. » (Nous avions recueilli la même proportion d’avis favorables à l’aide à mourir dans notre Baromètre d’octobre 2025). - 60% sont tout à fait d’accord, et 27% plutôt d’accord. Seulement 2% des personnes interrogées expriment un désaccord total.
L’argument des convictions religieuses ne tient pas, les personnes se déclarant catholiques expriment un accord équivalent à celui de l’ensemble des répondants, avec 87 % d’opinions favorables à l’aide à mourir. Même chez les catholiques pratiquants, possiblement les plus éloignés de cette conviction, 72% se déclarent favorables à l’aide à mourir.
- 84% des répondants au sondage sont d’accord avec la proposition de loi telle qu’elle sera présentée aux députés le 16 février : Autoriser l’aide active à mourir (euthanasie ou suicide assisté) pour les personnes qui en font la demande et qui réunissent les conditions suivantes :
– être atteint d’une affection grave et incurable,
– être en phase avancée ou terminale,
– éprouver une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, jugée insupportable ou impossible à soulager.
87% des catholiques expriment leur accord avec cette proposition.
- 65% des personnes interrogées sont favorables au respect des directives anticipées, malgré une incapacité de les exprimer pour la personne en fin de vie.
- 67% sont favorables à la création d’un délit d’entrave à la mise en œuvre de l’aide active à mourir.
- 68% demandent une loi sur la fin de vie avant le terme du quinquennat.
Au-delà des convictions diverses, des différences de croyance, d’âge, de sexe ou d’appartenance sociale, la légalisation de l’aide active à mourir est largement majoritaire dans l’opinion et fait l’objet d’une adhésion très large.
Pour l’UNSA Retraités, les parlementaires doivent tenir compte de l’opinion majoritaire déjà exprimée lors de la Convention citoyenne réunie sur ce sujet.
Les lobbies opposés à la légalisation de l’aide active à mourir doivent s’effacer devant lest attentes des Français.
Personne ne leur imposera pour eux-même le recours à l’aide à mourir s’ils la refusent, mais qu’ils laissent à chacun le droit de disposer de son ultime liberté et de choisir les conditions de sa fin de vie.
Pour aller plus loin :


