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Il y a 40 ans, la catastrophe de Tchernobyl

jeudi 30 avril 2026

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L’accident de Tchernobyl est une catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à la centrale nucléaire de Tchernobyl, située près de la ville de Pripyat, dans l’ancienne Union soviétique (aujourd’hui en Ukraine).
Il est considéré comme l’une des pires catastrophes nucléaires de l’histoire. Il pose la question de la sécurité des centrales nucléaires dans le monde.

Lors d’une expérience de sécurité au réacteur n°4 de la centrale, une série d’erreurs humaines et techniques se sont produites, qui ont conduit à une surcharge de puissance et à la rupture des canaux de refroidissement du réacteur.
L’explosion qui en a résulté a libéré une grande quantité de rayonnements dans l’environnement, libérant des matières radioactives dans l’atmosphère. Le réacteur a explosé, provoquant un incendie qui a émis de grandes quantités de particules radioactives.

Les conséquences
L’accident de Tchernobyl a entraîné la mort immédiate de deux ouvriers de l’usine et provoqué des maladies graves et des décès à long terme dus à l’exposition aux radiations de la population locale. La plupart des pompiers intervenus sur le site rapidement sont décédés d’irradiations. Les personnels envoyés pour enrayer l’incendie, les « liquidateurs » ont été exposés à des radiations létales et le nombre de décès parmi eux n’a jamais été communiqué. En outre, des contaminations radioactives se sont produites sur une vaste zone, entraînant des effets environnementaux dévastateurs et la nécessité d’une évacuation à long terme. Sur le site de Pripyat, l’installation humaine est compromise pour plusieurs milliers d’années.
Les radiations se sont répandues dans toute l’Europe et des mesures de précaution ont été mises en œuvre dans de nombreux pays pour éviter toute exposition aux radiations. En France, le risque a été sous-estimé, le ministre de l’environnement de l’époque, Alain Carignon, était aux abonnés absents et l’on a affirmé que le nuage radioactif lié à la catastrophe de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière grâce à l’anticyclones des Açores !

40 ans plus tard, la sécurité nucléaire interroge
La technologie soviétique des réacteurs RBMK était affectée de multiples défauts, qui sont à l’origine de l’accident. Cela n’interdit pas de s’interroger sur la sécurité de la filière nucléaire française, qui date du plan Mesmer et est aujourd’hui vieillissante. Par ailleurs les aléas climatiques, notamment les périodes de sècheresse , posent le problème du refroidissement des installations. Nous avons besoin de l’énergie nucléaire, mais la raison commande de diversifier le mix-énergétique. A Dijon en 2023, l’UNSA avait adopté cette position lors de son congrès :
« L’UNSA soutient la mise en œuvre d’un mix énergétique décarboné avec un développement massif des énergies renouvelables ».

Infos UNSA Retraités 34 n°124 - mai 2026