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Parole libre
dimanche 29 mars 2026
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Nous allons célébrer dans quelques semaines le 120e anniversaire de la Charte d’Amiens, charte à laquelle se réfère de l’UNSA dans les valeurs sur lesquelles elle fonde son action. Ce texte affirme l’indépendance de l’organisation syndicale à l’égard de l’État comme à l’égard des partis politiques. On pourrait ajouter à l’égard de tout groupe de pression.
Pour nous, à l’UNSA Retraités, pôle transversal de l’UNSA, les orientations que nous défendons sont guidées par la défense des intérêts des retraités, d’abord de nos syndiqués, mais également de l’ensemble des retraités qui nous font confiance.
Nous avons à rendre compte des choix que nous défendons, devant notre Conseil national, devant les responsables des pôles qui nous ont nommés pour exercer nos mandats au Bureau National de l’UNSA Retraités, et bien sûr devant le Secrétariat National de l’UNSA. Mais devant personne d’autre ! La politique de l’UNSA Retraités se définit en concordance étroite avec celle de l’UNSA, à Bagnolet et nulle part ailleurs.
Parmi les prises de position pour défendre le pouvoir d’achat des retraités, nous avons dénoncé, à l’appui du constat dressé dans notre Baromètre UNSA des retraités 2025, le poids de plus en plus lourd des complémentaires santé dans le budget des retraités. La progression des cotisations, assumées intégralement par les retraités, dépasse largement l’évolution de nos pensions. Pour certains retraités, en neuf ans, quand la pension a progressé de 16,5 %, les cotisations ont augmenté de 50 %, et la qualité du service n’a pas suivi, qu’il s’agisse d’informations sur les services de base ou, par exemple, concernant la possible adhésion à l’offre de groupe proposée par les contrats collectifs des actifs dans le cadre de la mise en place de la Protection Sociale Complémentaire.
Dernièrement, nous avons rappelé que la Loi de Financement de la Sécurité Sociale avait prononcé le gel des cotisations de complémentaires santé pour l’année 2026. Cette mesure est contestée par les Organismes Complémentaires de l’Assurance Maladie.
C’est légitime, et nous avons publié leur point de vue sur notre site. Mais le simple fait d’avoir porté à la connaissance de nos lecteurs cette information sur le gel des cotisations, nous a valu quelques remarques agressives, et pour certains de nos militants investis dans le mouvement mutualiste une accusation de « trahison ».
Nous avons volontiers ouvert les tribunes de nos instances à des représentants de mutuelles, quand elles nous le demandaient, mais nous n’avons pas de relations de sujétion avec elles. Et notre parole est libre.
A ceux qui nous critiquent, nous répondons que s’ils veulent conserver la confiance des retraités qui cotisent à leurs structures, il faudrait d’urgence :
– Améliorer les relations entre les mutuelles et leurs cotisants retraités
– Tenir compte de la fracture numérique dans les modes de communication
– Délivrer une information fiable sur la Protection Sociale Complémentaire
– Mettre un terme à l’augmentation excessive des cotisations appliquées aux retraités
– Considérer les retraités autrement que comme « chair à cotisation ».
Nous sommes ouverts à tout partenariat avec le mouvement mutualiste dans sa diversité, dans une posture de respect mutuel, mais nous n’avons pas vocation à jouer les courroies de transmission.
Claude Lassalvy

